Mais qui y prenanit garde ? Qui se souciait des ferments de révolte, des longues concertations qui engendrent l'amertume et la rancoeur qui ne pouvaient que naître d'une telle situation ? Personne... ou presque.
Dans ce pays, fier de ses libertés, comment pouvait-on imaginer que jamais des slogans comme : "le pouvoir aux étudiants", "l'Université libre", ne fleuriraient sur les lèvres des étudiants...
La faculté de Nanterre devint un forum permanent de la contestation. On remettait en cause les principes mêmes de notre éducation, plusieurs fois centenaire sans doute, mais combien dépassée aujourd'hui ! Le ministre de l'Education nationale mit toute cette agitation grandissante sur le compte de quelques "enragés". Il ne décela pas alors que ces enragés-la avaient fait école, et qu'il était trop tard pour penser encore compter sans eux . Ils allaient servir de catalyseurs à ce déchaînement de pensées, et inévitablement de meneurs à la vague de violence qui s'ensuivit .
sources photos et textes : "Paris a brûlé" par Gilbert Kahn




