le commencement

le commencement
On disait qu'a la faculté de Nanterre tout allait mal. Depuis longtemps déja, pour ne pas dire depuis sa création, étudiants et professeurs avaient dénoncés, souvent publiquement, les défauts de cette université décentralisée.

Mais qui y prenanit garde ? Qui se souciait des ferments de révolte, des longues concertations qui engendrent l'amertume et la rancoeur qui ne pouvaient que naître d'une telle situation ? Personne... ou presque.

Dans ce pays, fier de ses libertés, comment pouvait-on imaginer que jamais des slogans comme : "le pouvoir aux étudiants", "l'Université libre", ne fleuriraient sur les lèvres des étudiants...

La faculté de Nanterre devint un forum permanent de la contestation. On remettait en cause les principes mêmes de notre éducation, plusieurs fois centenaire sans doute, mais combien dépassée aujourd'hui ! Le ministre de l'Education nationale mit toute cette agitation grandissante sur le compte de quelques "enragés". Il ne décela pas alors que ces enragés-la avaient fait école, et qu'il était trop tard pour penser encore compter sans eux . Ils allaient servir de catalyseurs à ce déchaînement de pensées, et inévitablement de meneurs à la vague de violence qui s'ensuivit .



sources photos et textes : "Paris a brûlé" par Gilbert Kahn
# Posté le mercredi 29 mars 2006 12:44
Modifié le lundi 16 juillet 2007 14:09

Les artisans de la révolte

Les artisans de la révolte
Nanterre est en effervescence. Rien ne va plus décidément. Mais au-dessus du tumulte une voix s'élève : celle d'un jeune allemand, petit, rouquin, dynamique, envoûtant. Daniel Cohn-Bendit, un étudiant en sociologie, servit de détonateur à l'explosion de revendications et de violences qui vont ébranler la France pendant près de 2 mois


Sa voix portera d'autant plus que, tout de suite, dès le 1er mai, Cohn-Bendit est cloué au pilori par l'université. On a décidé de le faire comparaître devant le conseil de discipline... Et le doyen Grappin fait fermer la fac' !!
# Posté le vendredi 31 mars 2006 15:56
Modifié le dimanche 02 avril 2006 05:33

La sorbonne est occupée

La sorbonne est occupée
Après l'incendie allumé par des hommes du groupe Occident, l'invasion, par les forces de police, de la Sorbonne en fièvre provoque la première grande colère des étudiants.


Le recteur Roche a permis ce que son prédécesseur n'avait jamais voulu tolérer : céder le "temple" de la Sorbonne à la répression. Les matraquages, violents, aveugles, sont immédiats. La réponse des étudiants est inévitable : Ils s'arment de pavés !
# Posté le vendredi 31 mars 2006 16:33
Modifié le vendredi 31 mars 2006 16:50

Le lundi rouge des étudiants

Le lundi rouge des étudiants
Lundi 6 mai, au quartier Latin, l'air est soudain chargé d'électricité. Dès 9h30, répondant à l'appel de l'U.N.E.F., les étudiants ne cessent d'affluer.
Au boulevard Saint-Michel, rue des Ecoles, boulevard Saint-Germain, de la rue de Rennes à Maubert, au coude à coude, la tension monte.
Devant eux, la police est la, présente. Un pavé part soudain, et c'est l'émeute, les affrontements farouches; les grenades à fusil (lacrymogènes ou offensives) éclatent de partout.
# Posté le dimanche 02 avril 2006 05:55
Modifié le mardi 25 avril 2006 04:39

l'attente

l'attente
Pendant queles heures, les jeunes manifestants vont tenir tête aux forces de l'ordre.
Cachés derrière leurs larges boucliers, les C.R.S. vont rester un moment sans réagir.
De l'autre côté, les couvercles de poubelles servent de protection aux lanceurs de pavés.
# Posté le mardi 25 avril 2006 04:20
Modifié le mardi 25 avril 2006 04:46